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Éditorial – Salon du livre de Montréal

30 novembre 2009

Lorsque j’ai reçu mon invitation pour l’inauguration du dernier Salon du livre de Montréal, je me suis précipitée sur mon ordi ! J’ai vérifié lesquels de mes auteurs favoris seraient présents le mercredi soir. En fin de compte, j’étais trop gênée de faire la file, pour Dany Lafèrrière ! Il n’y avait pas trop de monde vers 19h00, ce qui nous donnait, un couple d’amis et moi, amplement le temps de fouiner les kiosques.

Une chance qu’un tel évènement existe à Montréal. À ma connaissance, c’est le 2e plus grand Salon du genre au monde, dans les pays francophones. Celui de Paris étant le géant ! Je suis allée saluer Francine Bois, la directrice générale depuis plus de 20 ans. Elle était radieuse dans son ensemble crème.

Le Salon a voulu faire la promotion de la Bande dessinées il y a quelques années, en créant en partenariat avec Juste Pour Rire, « BD Montréal ». Bien que plusieurs personnes aient visité le site extérieur, l’évènement ne sera pas renouvellé l’année suivante. C’est triste, mais cet évènement m’a tout de même fait découvrir des artistes exceptionnels du monde de la BD. Je ne savais pas non plus que les évènements BD étaient si développés en Europe, comme en Belgique et en France.

J’ai adoré le Salon, encore une fois cette année. Toujours agréable et intimidant à la fois, d’être si près des auteurs, qui a la télé, nous paraîssent inaccessibles.

Mon ami a croisé le kiosque des fils de Rock Thériault, et il me fait la remarque :  » je les ai reconnu, vu que j’ai regardé Tout le monde en parle, mais je ne savais vraiment pas quoi leur dire ». Et il avait raison. Qu’est ce qu’on dit ? « Mes sympathies ? Je suis désolée ? ». Une situation un peu étrange.

Enfin, il est plutôt rare, qu’un auteur Québécois puisse vivre de son art. Certains, supportés par les maisons d’éditions béton, tel que Boréal, peuvent bénéficier d’une couverture médiatique considérable, même si le livre n’apporte rien de nouveau. La maison d’édition fera la promotion de l’auteur, ainsi que de l’oeuvre, et la population achètera le livre.

Je me demande si le débat d’il y a quelques temps autour de la radio commerciale ne s’appliquerait pas aussi au milieu littéraire ? Qui décide qu’un groupe de musique est meilleur qu’un autre ? Qui décide qu’un livre se vendra mieux qu’un autre ?

Selon moi, ce sera toujours, dans notre économie de marché, une question de rentabilité. Je souhaite toutefois, qu’un écrivain en herbe, ne se butte pas aux grandes maisons d’éditions pour un simple refus. Il y a toujours moyen d’imprimer à ses frais, ou avec l’aide d’amis et famille, un petit tirage de 500 copies. Au moins, le livre existe et il y aura en principe, une copie à la Grande Bibliothèque Nationale.

Katina Diep
Rédactrice en chef

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